Partage des savoirs Sciences Po

Note de synthèse

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Le partage des savoirs est un véritable enjeu d’avenir et constitue une opportunité à saisir pour l’IEP

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Le partage des savoirs représente un véritable enjeu d’avenir

Notre position : le savoir est un bien commun, et sa libre dissémination, via Internet par exemple, peut ouvrir de nouvelles portes en matière d’éducation en bénéficiant au plus grand nombre.

L’accès à la connaissance rencontre une véritable demande, notamment de la part des professeurs ou des étudiants dans les pays en développement, où l’éducation représente un coût souvent très élevé.

Parallèlement à des initiatives telles que l’encyclopédie libre Wikipédia, des expériences concrètes sont actuellement menées dans le monde universitaire, comme la diffusion des contenus pédagogiques du MIT ou le portail de diffusion des savoirs de l’ENS.

Ainsi, une émulation s’est créée, qui pousse les bénéficiaires à partager à leur tour les savoirs dont ils disposent, et de plus en plus d’universités à lancer leur projet de partage des savoirs.

Les retombées en terme d’image sont également importantes. Les témoignages sur l’expérience menée par le MIT font apparaître un « retour aux valeurs académiques fondamentales ». Un tel projet est porteur d’une vision de long terme, preuve d’une véritable « responsabilité sociale ».

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Le partage des savoirs constitue une opportunité à saisir pour l’IEP

Au cours de leur scolarité, les étudiants de l’IEP doivent produire de nombreux travaux, dans des formats et des champs disciplinaires variés. Or, en dépit de leur qualité, ces travaux ne sont qu’exceptionnellement diffusés au-delà du public restreint d’une conférence de méthode.

Par ailleurs, un certain nombre de travaux produits à l’IEP, qu’il s’agisse de notes de cours magistraux prises par des étudiants, comme de leurs propres productions, sont déjà accessibles sur des sites Internet officieux. Il s'agit donc, à travers un espace officiel de partage des savoirs, de valoriser les travaux des étudiants et d'assurer un accès libre et gratuit pour le plus grand nombre, dans des conditions juridiques acceptables.

Les étudiants peuvent tirer avantages d’un tel dispositif, mais on peut également avancer au vu des expériences étrangères que l’intérêt du grand public pour ce type d'initiative est réel.

De plus, des gains en termes de visibilité et de publicité sont à attendre : en adoptant un système de partage des savoirs ouvert au public, Sciences Po renforcerait son image de modernité et d’ouverture.

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Nos propositions pour un système de partage viable, efficace et peu coûteux

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Le projet se fonde sur la collaboration entre les acteurs

Les contributeurs, étudiants et enseignants volontaires, seront invités à ne soumettre que leurs propres travaux.

Les accès seront différenciés pour les différents publics :

Dans une démarche de qualité, un travail prêt à être mis en ligne devra recevoir deux avis favorables d'étudiants et d'enseignants avant d'être rendu public.

Un système de commentaire sera proposé, avec une modération permettant de garantir que les commentaires restent constructifs et directement reliés au sujet.

Comme c'est le cas par exemple pour Wikipedia, la traçabilité des interventions sera assurée par un historique des modifications qui comprendra la date, l'auteur et le contenu des modifications successives.

Le projet devra proposer une aide en ligne efficace, ainsi qu'un ensemble de tutoriels et d’ateliers de formation pour les contributeurs.

L'administration technique sera de préférence à la charge de l'Institut, qui pourrait déléguer les tâches non critiques à une association d'étudiants bénévoles.

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L’accent sera mis sur la responsabilisation des acteurs

L’identification de l'auteur permet le contrôle des productions et la sanction du plagiat, mais aussi d'assurer la reconnaissance de la qualité des travaux des étudiants, et de développer ainsi une émulation intellectuelle.

Un système mixte, posant l’identification nominative comme principe, mais offrant la possibilité d’être identifié par leur numéro d’étudiant par exemple, garantira la diffusion d’un nombre maximal de savoirs, tout en assurant une certaine interactivité et une traçabilité des auteurs.

Les contributeurs signeront une « charte contre le plagiat », dans laquelle ils s’engageront à ne pas diffuser des travaux plagiés. Cette charte permettra aussi d'éduquer les étudiants aux techniques de citation.

Récupérée de « http://www.partage-des-savoirs.info/projet/Note_de_synth%C3%A8se »
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